Google Ads pour un chauffagiste : combien coûte un client en 2026
Sur les requêtes de service du métier, l'enchère pour viser le haut de page va de 4 à 10 €, avec une médiane de 6,50 €. C'est le premier chiffre à poser avant de lancer Google Ads pour un chauffagiste, et il place le métier à mi-chemin entre le paysagiste, dont l'enchère médiane tombe sous les 2 €, et le dépannage de plomberie, qui tourne autour de 12 €.
Le second chiffre compte davantage, et aucun concurrent ne vous le donnera : la demande. La requête « chauffagiste » s'est cherchée 27 100 fois en juillet 2026, et 368 000 fois en novembre 2025. Plus de treize fois plus. Un chauffagiste n'a pas un marché, il en a deux, l'un d'hiver et l'autre d'été, et son budget doit suivre ce calendrier.
Combien coûte un clic Google Ads pour un chauffagiste
Relevé du 22 octobre 2026 au Planificateur de mots clés, France, réseau Recherche et partenaires. Le volume est la moyenne mensuelle sur un an ; la colonne de droite est le haut de la fourchette d'enchère pour viser le haut de page.
| requête | recherches par mois | enchère haute |
|---|---|---|
| chauffagiste | 90 500 | 4,35 € |
| plombier chauffagiste | 14 800 | 5,94 € |
| chauffagiste autour de moi | 12 100 | 5,21 € |
| entretien chaudière gaz | 9 900 | 6,50 € |
| entretien chaudière | 8 100 | 7,39 € |
| installation pompe à chaleur | 6 600 | 8,46 € |
| entretien pompe à chaleur | 6 600 | 5,25 € |
| installateur de climatisation | 2 900 | 4,28 € |
| dépannage chaudière gaz | 2 400 | 9,77 € |
| dépannage chaudière | 1 600 | 7,42 € |
| remplacement chaudière gaz | 1 300 | 4,04 € |
| installation chaudière gaz | 1 000 | 7,81 € |
| installateur pompe à chaleur | 880 | 8,03 € |
La lecture est assez nette. Le mot nu, « chauffagiste », porte l'essentiel du volume pour l'une des enchères les plus basses : on y trouve des gens qui cherchent un artisan, mais sans doute aussi des curieux et des candidats à l'emploi.
Les requêtes qui nomment une intervention coûtent presque toutes plus cher, avec une exception, le remplacement de chaudière à 4,04 €. La panne arrive en tête, ce qui ne surprendra personne qui a déjà reçu un appel un soir de décembre.
Un rappel, toujours le même dans cette série. L'enchère haute est ce qu'il faut proposer pour viser le haut de page, et le coût réel sort en dessous, d'expérience souvent autour de la moitié. La façon de lire ces colonnes est détaillée dans l'article sur comment lire les volumes du Planificateur.
Combien coûte un client, de l'entretien à la pompe à chaleur
Le calcul tient en trois chiffres : le coût réel du clic, la part des visiteurs qui vous contactent, et la part des contacts qui deviennent des clients. La mécanique générale est dans l'article référencement naturel ou payant. Ici, je ne l'applique qu'au chauffage, où elle donne deux réponses très différentes.
L'entretien et le dépannage
Partons de la médiane, 6,50 €, soit un clic réel autour de 3,25 €. Je ne connais aucun taux de contact fiable publié pour ce métier, alors raisonnez sur une fourchette. À 5 % de visiteurs qui appellent ou remplissent le formulaire, un contact vous coûte 65 €. À 10 %, 32,50 €. À 15 %, un peu moins de 22 €.
Sur l'entretien et la panne, l'intention est franche : la personne veut une date. Une hypothèse d'un contact sur deux transformé reste raisonnable, et elle place le client autour de 65 € à 10 % de contacts. Sur « dépannage chaudière gaz », à près de 4,90 € le clic réel, comptez plutôt une centaine d'euros.
L'installation d'une pompe à chaleur
Ici, tout change. À 8,46 € d'enchère haute, le clic réel tourne autour de 4,20 €. Et le visiteur ne s'engage pas sur un coup de fil : il compare, il demande plusieurs devis, il attend parfois des mois avant de signer.
Prenez 5 % de demandes de devis et un devis signé sur quatre. Une demande coûte alors 84 €, et un chantier signé autour de 340 €. C'est cinq fois le prix d'un client d'entretien, pour une facture qui n'a rien à voir.
C'est la question à trancher avant d'ouvrir le compte : vous achetez des visites d'entretien ou des chantiers ? Les deux campagnes ne se pilotent pas de la même façon, et les mélanger dans un seul groupe d'annonces rend les chiffres illisibles.
À partir de quand Google Ads est rentable pour un chauffagiste
Voici le seuil, et il dépend moins du prix du clic que de ce que devient le client ensuite.
Sur une installation, la réponse est presque immédiate. Un chantier de pompe à chaleur se facture à quatre chiffres, et 340 € d'acquisition y pèsent peu, à condition que votre taux de signature tienne. Le risque est ailleurs : payer des demandes de devis pendant trois mois sans savoir lesquelles ont signé, parce que la signature arrive bien après le clic.
Sur l'entretien, la première visite ne paie pas grand-chose. Faites le calcul avec votre propre grille : si la visite est facturée 120 €, une acquisition à 65 € mange plus de la moitié du prix, avant même votre temps de trajet. Prise isolément, c'est une mauvaise affaire.
Sauf que ce métier a un avantage que peu d'autres ont. L'entretien annuel est obligatoire pour les chaudières au fioul, au gaz, au bois, au charbon ou multicombustible de 4 à 400 kW, comme le rappelle la fiche Service Public sur l'entretien de la chaudière. Un client gagné en octobre pour sa chaudière a donc une raison légale de vous rappeler l'automne suivant.
L'obligation revient tous les ans, que le client y pense ou non. À vous de faire en sorte qu'elle revienne vers vous.
Sur trois ans, la même acquisition à 65 € se répartit sur trois visites. Et le jour où la chaudière lâche, le client a déjà votre numéro, au lieu de repartir sur Google. Si vous ne relancez pas vos clients d'entretien, Google Ads ne sera pas rentable sur l'entretien, quel que soit le prix du clic.
Ce qui fait varier la note dans le chauffage
Trois facteurs propres au métier pèsent plus lourd que le choix des mots-clés.
La saison, qui multiplie la demande par treize
Voici les volumes mensuels de « chauffagiste » dans le relevé : 33 100 en mai et en juin 2026, 27 100 en juillet, 74 000 en septembre. Puis, l'hiver précédent, 110 000 en octobre 2025, 368 000 en novembre, 135 000 en décembre, 201 000 en janvier. Le creux de juillet et le pic de novembre sont dans un rapport de un à treize et demi.
Les requêtes d'intervention suivent le même dessin, en moins brutal. « Dépannage chaudière gaz » monte à 4 400 recherches en décembre et retombe à 1 000 en juin et en juillet. « Entretien chaudière gaz » culmine plus tôt, à 18 100 en octobre, puis se maintient autour de 6 600 de mai à août.
La conséquence pratique tient en une date : septembre. C'est le moment où les demandes d'entretien repartent, et celui où une campagne a encore le temps de trouver son rythme.
Une campagne de chauffagiste lancée en novembre apprend pendant le pic, au moment où chaque clic raté coûte le plus cher et où l'agenda est déjà plein.
C'est d'ailleurs le second piège de l'hiver, plus rarement nommé. Quand votre planning est complet à trois semaines, chaque appel supplémentaire devient un client que vous ne pourrez pas servir. Baisser le budget en décembre peut alors être la décision la plus rentable du mois.
La climatisation, l'autre saison du métier
L'été, la courbe s'inverse. « Installateur de climatisation » passe de 590 recherches en décembre à 12 100 en juin, soit vingt fois plus, avant de redescendre à 2 400 en septembre. Si vous posez des climatiseurs ou des pompes à chaleur air-air, c'est votre deuxième saison, et elle tombe exactement quand le chauffage dort.
Si vous ne le faites pas, ne diffusez pas sur ces requêtes pour combler le creux : vous paierez des clics de gens à qui vous ne vendrez rien.
La prospection téléphonique, interdite depuis 2020
La loi du 24 juillet 2020 interdit de proposer par téléphone la vente d'équipements ou des travaux destinés aux économies d'énergie ou à la production d'énergies renouvelables. L'Institut national de la consommation, dans sa fiche consacrée à cette interdiction, précise la seule exception, les sollicitations faites dans le cadre d'un contrat en cours.
Pour un installateur de pompes à chaleur, ce canal sortant est donc fermé. Il reste le client qui cherche lui-même, et c'est précisément celui que Google Ads vous amène.
Quels mots-clés exclure quand on est chauffagiste ?
Le chauffage a un défaut que le dépannage de plomberie a moins : une bonne partie des recherches qui ressemblent à un chantier cherchent en réalité un produit. Voici les familles à exclure dès l'ouverture du compte, à adapter à votre activité :
- les marques de chaudières et de climatiseurs, « chaudière saunier duval » à elle seule pèse 14 800 recherches par mois, qui amènent surtout des gens qui comparent des modèles ;
- les énergéticiens et les grandes enseignes, « engie entretien chaudière » compte 1 600 recherches, et ces internautes cherchent probablement l'offre de leur fournisseur plutôt qu'un artisan ;
- le matériel en vente libre, « radiateur électrique », « chauffe-eau », « climatiseur mobile », qui sont des achats en magasin ;
- le prix seul, « prix pompe à chaleur » et ses variantes (9 900 recherches), à garder uniquement si votre page affiche vraiment des prix ;
- l'emploi et la formation, « devenir chauffagiste », « salaire chauffagiste ».
Le cas du prix mérite une nuance. Quelqu'un qui cherche « prix pompe à chaleur air eau » est en phase de réflexion, et il deviendra peut-être un client dans six mois. Si vous installez, ces clics autour de 3 € d'enchère haute peuvent nourrir une campagne à part, avec un budget plafonné. Si vous ne faites que de l'entretien, excluez-les sans regret.
Relisez le rapport des termes de recherche chaque semaine pendant le premier mois, puis tous les quinze jours. La méthode complète est dans l'article sur les mots-clés négatifs. Une campagne qui dépense sans convertir ne s'arrête pas d'elle-même, et les alertes de Pulzeo vous la signalent avec la campagne concernée et l'écart chiffré.
Quel budget Google Ads pour un chauffagiste qui démarre
Partez du nombre de clients, pas d'un montant rond. Un chauffagiste qui vise cinq nouveaux clients d'entretien ou de dépannage par mois, à 10 % de contacts et un contact sur deux transformé, a besoin de dix contacts, donc d'une centaine de clics.
À 3,25 € le clic réel, cela fait 325 €. À l'enchère haute, 650 €. La vraie dépense tombera entre les deux, plus près du bas si votre page est bonne.
Ce budget n'a de sens que réparti dans l'année :
- de septembre à janvier, 325 à 650 € par mois sur l'entretien et le dépannage, en lançant dès la première semaine de septembre ;
- de février à avril, la moitié, la demande restant soutenue jusqu'en mars avant de baisser nettement en avril ;
- de mai à août, un minimum sur le dépannage et l'entretien, qui garde un fond de 6 600 recherches mensuelles, et le budget de la climatisation si vous en posez.
La pompe à chaleur se budgète à part. À 340 € le chantier signé, une campagne qui en vise deux par mois demande environ 700 € de clics réels, et surtout de la patience : le premier mois de devis ne dit presque rien.
Pour comparer avec les métiers voisins, la même méthode donne des repères très différents chez le plombier, dont la clientèle recoupe en partie la vôtre, et chez l'électricien. Le raisonnement général sur le budget est dans l'article sur le budget réel d'une campagne Google Ads.
Limitez la diffusion à votre zone d'intervention. La recherche de mots-clés de Pulzeo donne les volumes de votre ville ou de votre département, avec la fourchette de coût par clic, sans créer de campagne. Les tarifs de Pulzeo sont à comparer à ce budget publicitaire, pas à celui d'une agence.
Et tenez dès le premier mois la liste de vos clients d'entretien venus de Google Ads. Combien reviennent l'automne suivant : c'est ce chiffre, pas le coût du clic, qui vous dira si le canal vaut la peine.
Questions fréquentes
Quelle enchère prévoir sur les requêtes de chauffagiste dans Google Ads ?
Sur treize requêtes de service relevées le 22 octobre 2026 au Planificateur de mots clés, France, l'enchère haute pour viser le haut de page va de 4,04 € (« remplacement chaudière gaz ») à 9,77 € (« dépannage chaudière gaz »), avec une médiane de 6,50 €. Ce sont des montants à proposer, pas des prix facturés : le coût réel d'un clic sort en dessous, souvent autour de la moitié.
Quand un chauffagiste doit-il lancer ses annonces Google Ads ?
En septembre. La recherche « chauffagiste » passe de 27 100 en juillet à 74 000 en septembre, et elle avait culminé à 368 000 en novembre 2025 dans le relevé d'octobre 2026. Les demandes d'entretien de chaudière gaz, elles, passent de 6 600 en août à 12 100 en septembre, et la campagne doit être rodée avant le pic de novembre, pas pendant.
L'entretien de chaudière est-il un bon produit d'appel en Google Ads ?
Oui, parce que l'entretien annuel est obligatoire pour les chaudières de 4 à 400 kW. Un client gagné sur une visite d'entretien revient donc l'année suivante si vous le relancez. La première visite paie à peine son acquisition, ce sont les suivantes qui la rentabilisent.
Combien dépenser par mois en Google Ads quand on est chauffagiste ?
Entre 325 et 650 € par mois de septembre à janvier pour viser cinq nouveaux clients d'entretien ou de dépannage, avec un clic réel autour de 3,25 €. Le bas de la fourchette correspond au coût constaté en pratique, le haut à l'enchère maximale. Réduisez de moitié de février à avril, et gardez un minimum l'été, sauf si vous installez de la climatisation.
