Actualités Google Ads septembre 2026
Cinq nouvelles en septembre, et deux d'entre elles ont modifié vos campagnes Search sans vous demander votre avis. Le reste est annoncé, en bêta ou réservé à l'API : utile pour savoir ce qui arrive, sans urgence.
Voici le mois, du plus pressant au plus lointain :
- AI Max remplace d'office les composants créés automatiquement et la requête large au niveau de la campagne ;
- le ciblage linguistique ne joue plus aucun rôle sur le Réseau de Recherche ;
- AI Max promet un rapport complet du parcours, et son brief arrive en français, en bêta fermée ;
- la version 25.2 de l'API Google Ads laisse voir trois chantiers à venir ;
- Google pousse ses outils de données propriétaires, chiffres maison à l'appui.
AI Max s'installe d'office dans les campagnes à CCA et en requête large
C'était annoncé depuis avril, c'est arrivé. Comme le précise le billet de Google sur la migration vers AI Max, les campagnes qui utilisaient les composants créés automatiquement (CCA) ou le paramètre de requête large au niveau de la campagne basculent automatiquement vers AI Max depuis septembre 2026. L'e-mail que Google m'a envoyé début août fixait le départ au 1er septembre.
Ce qui s'allume dépend de votre point de départ. Une campagne qui utilisait les CCA passe en AI Max avec la correspondance des termes de recherche ET l'adaptation du texte. Une campagne en requête large au niveau de la campagne ne reçoit que la correspondance des termes de recherche.
La seconde est la plus sournoise. Vos annonces ne changent pas d'une virgule, donc rien ne se voit à l'écran, mais la machine va désormais chercher des requêtes qu'aucun de vos mots-clés ne couvre. C'est votre facture qui vous préviendra, pas votre interface.
Ouvrez chaque campagne Search, regardez si AI Max y figure, et décidez fonction par fonction. L'adaptation du texte se désactive dans les paramètres de la campagne, et la correspondance des termes de recherche peut se couper groupe d'annonces par groupe d'annonces.
Puis relisez vos termes de recherche des quatre dernières semaines, en cherchant ce qui a coûté sans rien rapporter. C'est la tâche que Pulzeo automatise en isolant les recherches qui dépensent sans convertir, avec l'exclusion posée depuis le même écran.
Les annonces dynamiques du Réseau de Recherche, elles, ne bougent toujours pas : leur bascule reste prévue pour février 2027, comme je l'expliquais dans ce qu'AI Max change vraiment pour les DSA.
Le ciblage linguistique quitte le Réseau de Recherche
Depuis septembre, le paramètre de langue d'une campagne Search ne sert plus à rien. L'aide Google Ads le dit sans détour :
« Les annonces sur le Réseau de Recherche seront automatiquement mises en correspondance en fonction de la langue des annonces. »
Pour savoir quelles langues parle l'internaute, Google lit désormais la langue de sa requête, ses paramètres linguistiques et ses préférences. Google précise qu'aucune action n'est requise de votre côté : le paramètre est supprimé au niveau de la campagne.
En Performance Max, la règle se coupe en deux. La langue choisie ne compte plus pour les annonces diffusées dans la recherche Google, mais elle continue de filtrer YouTube, le Display, Discover et Gmail. Un même réglage, deux comportements dans une seule campagne.
Qui doit agir ? Surtout les comptes bilingues : un annonceur belge, suisse ou canadien qui séparait ses campagnes françaises et néerlandaises, ou anglaises, pour ce seul réglage.
La séparation tient toujours si les budgets diffèrent, mais elle ne garantit plus rien sur la langue. C'est désormais la langue des annonces qui fait le tri : une annonce française dans la mauvaise campagne ira chercher des requêtes françaises.
J'écrivais encore cet été que la langue justifiait une campagne à part, dans le guide sur la structure d'un compte sans le fragmenter ; en Search, ce n'est plus le cas.
AI Max promet un rapport complet, et son brief arrive en français
Le 23 septembre, Google a annoncé deux nouveautés AI Max. La première est un rapport qui rassemble, pour chaque annonce Search, le terme de recherche qui l'a déclenchée, les éléments que l'internaute a vus et la page où il est arrivé. Si l'adaptation du texte et l'extension de l'URL finale sont actives chez vous, c'est exactement le chaînon qui manque aujourd'hui pour comprendre ce que la machine a fait de votre budget.
Problème : aucune date. Google promet « des détails et une disponibilité plus tard cette année ».
La seconde, AI Brief, vous laisse décrire votre activité, votre public et vos messages clés avec vos propres mots pour guider AI Max. Le français fait partie des sept langues ajoutées, mais la fonction reste en bêta fermée : il faut y être invité. Rien à faire de votre côté ce mois-ci.
Ce que la version 25.2 de l'API Google Ads laisse voir
L'API reçoit les nouveautés avant l'interface, et les notes de version de la v25.2, publiées le 23 septembre, en dévoilent trois qui intéresseront un annonceur.
Deux nouvelles recommandations visent les campagnes Search à cible : relever le CPA cible, ou baisser le ROAS cible, quand l'enchère est trop basse pour tenir la performance visée. C'est la suite logique du changement du 17 août, où une cible devenue irréaliste a cessé de se rattraper seule ; le détail est dans l'article sur les enchères à cible depuis le 17 août.
Si elles apparaissent dans votre onglet Recommandations, lisez-les avant d'appliquer : relever un CPA cible, c'est accepter de payer chaque conversion plus cher.
Google ajoute aussi la création d'un brouillon Performance Max à partir d'une campagne intelligente existante. Les petits comptes qui tournent encore en campagne intelligente voient le chemin qu'on leur prépare.
Enfin, les modèles de suivi, les paramètres personnalisés et le suffixe d'URL finale descendent au niveau du groupe d'éléments, en Performance Max. Utile si vous marquez vos URL par groupe pour les retrouver dans Analytics.
Mesure : Google pousse vos données propriétaires
Le 10 septembre, Google a présenté une série d'outils de mesure autour d'une même idée : lui confier davantage de données venues de chez vous. Une nouvelle métrique, baptisée « Data Strength Uplift » dans le billet en anglais, doit chiffrer dans Google Ads les conversions récupérées grâce à votre configuration de données propriétaires.
Les conversions améliorées arrivent dans Google Analytics, et le gestionnaire de données s'y intègre directement.
Les chiffres avancés sont flatteurs : 11 % de conversions Search en plus avec les conversions améliorées par rapport à un import de conversions standard, 14 % de conversions en plus avec Google Tag Gateway. Ce sont des données internes de Google, mesurées par la régie sur ses propres annonceurs. Je les lis comme un ordre de grandeur, pas comme une promesse pour votre compte.
Le conseil, lui, reste juste. Une conversion que la balise ne voit pas est une conversion que les enchères automatiques ignorent. Si vous n'avez jamais vérifié ce que votre balise remonte, commencez par le suivi de conversion avec Tag Manager avant de chercher un outil de plus.
