Conversions Google Ads mal configurées : le guide pour tout vérifier
Tout, dans Google Ads, repose sur vos conversions. Le Smart Bidding optimise dessus, vos rapports en dépendent, vos décisions de budget aussi. Si elles sont mal configurées, vous pilotez à l'aveugle, avec l'illusion d'avoir des données.
Et c'est plus courant qu'on ne le pense. Voici la checklist pour vérifier, point par point.
1. Vos conversions principales sont-elles actives ?
Cela paraît évident, mais une action de conversion peut être en pause, ou enregistrer zéro conversion depuis des semaines parce que sa balise est cassée. Une conversion principale inactive, c'est un compte qui optimise dans le vide.
À vérifier : chaque action principale a bien un statut actif et enregistre des conversions récentes. Une action active depuis plus d'un mois avec zéro conversion mérite un test de balise immédiat.
2. Sont-elles incluses dans la colonne « Conversions » ?
Google distingue les conversions « comptabilisées » de celles incluses dans la colonne « Conversions » qui sert au Smart Bidding. Une action peut être suivie mais exclue de cette colonne : dans ce cas, l'algorithme ne l'utilise pas pour enchérir. C'est souvent une case décochée par erreur.
À vérifier : vos conversions qui comptent vraiment (achats, leads qualifiés) sont bien incluses dans « Conversions ». Les micro-conversions secondaires, elles, peuvent rester exclues volontairement.
3. Le type de comptage est-il adapté ?
Google propose deux modes : « une par clic » et « toutes ». Le bon choix dépend de votre activité :
- E-commerce → « toutes » : un même client peut acheter plusieurs fois, chaque achat compte.
- Génération de leads → « une par clic » : on veut compter un prospect une seule fois, peu importe combien de fois il remplit le formulaire.
Un compte de leads en mode « toutes » gonfle artificiellement ses conversions ; un e-commerce en « une par clic » sous-compte ses ventes. Les deux faussent le pilotage.
4. Le modèle d'attribution est-il cohérent ?
Le modèle « basé sur les données » (data-driven) est aujourd'hui le standard recommandé par Google : il répartit le crédit entre tous les points de contact selon leur impact réel. Si certaines de vos actions sont encore sur un modèle « dernier clic » ou « premier clic », votre attribution est incohérente d'une conversion à l'autre.
À vérifier : uniformisez sur le data-driven quand le volume le permet. Une attribution mélangée rend vos comparaisons entre campagnes peu fiables.
5. Les fenêtres d'attribution sont-elles définies ?
La fenêtre d'attribution au clic détermine combien de temps après un clic une conversion est encore attribuée à la campagne. Si elle n'est pas configurée, vous utilisez un défaut qui n'est peut-être pas adapté à votre cycle de vente.
À vérifier : pour la plupart des activités, 30 jours est un bon point de départ. Un cycle de vente long (B2B, gros panier) justifie une fenêtre plus large.
6. Avez-vous des doublons ?
Deux actions de conversion qui mesurent la même chose (par exemple deux balises « achat » installées à des époques différentes) double-comptent vos conversions. Le Smart Bidding optimise alors sur des chiffres gonflés.
À vérifier : deux actions actives portant le même nom, ou mesurant le même événement, sont un signal de doublon. Gardez celle qui a le plus d'historique, supprimez l'autre.
Comment vérifier tout ça sans y passer la journée
Faire cette checklist à la main, sur chaque compte, c'est long et facile à oublier. La page Conversions de Pulzeo fait ce diagnostic automatiquement : elle détecte les actions inactives, les exclusions de la colonne « Conversions », les types de comptage inadaptés, les modèles d'attribution incohérents et les doublons, puis hiérarchise les problèmes par gravité (critique, important, information) pour que vous traitiez d'abord ce qui a le plus d'impact.
Des conversions fiables, c'est la fondation de tout le reste. Tant qu'elles ne sont pas propres, optimiser le reste revient à décorer une maison sans fondations.